Patrimoine & Histoire

Patrimoine & Histoire

Ponts est une commune d’environ 720 habitants (en 2023), située au nord-ouest d’Avranches, à quelques kilomètres de la baie du Mont-Saint-Michel. Traversée par l’autoroute A84 (axe Caen–Rennes), elle bénéficie sur son territoire d’un échangeur autoroutier stratégique. La commune fait partie de Communauté d’Agglomération Mont Saint-Michel Normandie.

Ponts ou Ponts-sous-Avranches ?

Nombreux sont ceux qui confondent les deux appellations… Mais savez-vous vraiment d’où vient cette différence ?
Levons le voile sur cette petite particularité de notre histoire locale.

En réalité, Ponts est bien le seul village qui existe en tant que commune !

Pour éclaircir cette petite énigme locale, nous avons mené l’enquête : échanges avec nos aînés et les anciens élus, recherches dans les archives… Nous avons même cherché un arrêté ou un acte officiel qui aurait consacré ce changement de nom. Mais impossible de mettre la main dessus !

Au fil de nos recherches, nous avons retrouvé le nom de Ponts dès 1820, tandis que l’appellation « Ponts-sous-Avranches » apparaît parfois dans des documents des années 1980. Mais aucune trace, à ce jour, d’un acte officiel ayant donné naissance à l’un ou l’autre.

Un petit retour dans l’histoire permet toutefois de mieux comprendre cette confusion.

Avant la Révolution française, la paroisse de Ponts était divisée en deux parties : Ponts Ville et Ponts Campagne. Lors de la création des communes, en 1791, la partie urbaine, comprenant notamment l’église Saint-Étienne, fut rattachée à Avranches. Elle constitue aujourd’hui le quartier Saint-Étienne.
La partie rurale, quant à elle, forma la commune de Ponts, qui a conservé son nom jusqu’à aujourd’hui.

Et pourquoi ce nom de Ponts ? Tout simplement en raison des nombreux ponts qui permettaient de franchir la Sée et ses environs, donnant son nom à cette paroisse depuis des siècles.

Alors, Ponts-sous-Avranches serait-elle une simple légende urbaine ? À force de l’entendre, on finirait presque par y croire !

Une chose est sûre : Ponts existe bel et bien, et son histoire mérite d’être racontée.

Ponts ou Ponts Sous Avranches ?
Pancarte de la ville de Ponts Manche 50

Identité de la commune

Les habitants de Ponts sont appelés les Pontois et les Pontoises.
La commune dispose de nombreux équipements favorisant la vie locale et associative : une salle socioculturelle , une salle de convivialité, une aire de jeux pour les enfants (en cours de rénovation), un terrain multisports permettant la pratique du handball, du basketball et du volleyball et un terrain de pétanque.

Ponts offre également un cadre naturel agréable grâce à ses sentiers de randonnée pédestre, alternant chemins et voies communales ombragées, permettant de découvrir les différents villages de la commune.

Le territoire compte aussi deux étangs : l’un appartenant à la société de pêche et l’autre à la Fédération de chasse, servant de réserve et de lieu de nidification pour les canards sauvages.

La commune est traversée par plusieurs cours d’eau, notamment la Sée, le ruisseau de la Guérinette.
Commune périurbaine dynamique, Ponts accueille deux zones industrielles communautaires : la zone de Maudon et la zone d’Aubigny, où près de 70 entreprises et artisans se côtoient.

Histoire de la commune

La commune de Ponts fut érigée à la révolution, comme de nombreuses communes rurales, sur la base de découpages paroissiaux. A cette époque la paroisse se trouve divisée en deux sections, celle de la ville dite « Ponts ville » et celle de la comme dite « Ponts Campagne » ; ainsi la paroisse quoique différente en étendue et en population a donné son nom à la commune.

Ponts est traversé par plusieurs cours d’eau et construit en partie sur un sol marécageux ; le principal de ces cours d’eau est la « Sée », nom celtique qui signifie rivière. Ses nombreux ponts construits dans la bourgade et aux environs ont donné à la paroisse son nom de « Ponts» depuis une époque fort ancienne dès le VIIème siècle. D’après une pièce d’archives datant de 1413, il y avait trois ponts sur la Sée ; dont le pont Saint Philibert et le Pont St Etienne.

Situés en contrebas d’Avranches, le faubourg et la commune de Ponts ont malheureusement connu les vicissitudes des sièges et batailles dont Avranches fût le théâtre du Moyen Age à la Révolution. Anglais, Armée du Roi de France, Chouans, Ponts a subi le bon et surtout le mauvais vouloir des soldats de passage.

Le premier grand « évènement » historique fut certainement le passage du Connétable de Richemont, vainqueur des Anglais à Formigny et qui s’installa à Ponts avant de mettre le siège devant les remparts.

Deuxième évènement, l’incendie de la fin du XVIII émet siècle qui ravagea et détruisit pratiquement l’ensemble du bourg. Autre fléau inverse celui-là, l’inondation de 1872 qui engloutit toutes les fermes sur plusieurs kilomètres alentours.

Combats, incendies, débordements de la Sée, Ponts était aussi connu pour sa léproserie qui était au bourg de la route de Tirepied, dans les champs de la Madeleine et cela dès le XIème siècle.

La commune de Ponts est située entre Avranches, St Jean de la Haize, Chavoy, Tirepied sur Sée et St Senier sous Avranches.

Commune de Ponts dans la Manche 50

Lieux et monuments

• Croix de cimetière (1676), calvaire (1898) à la Ménardière avec pupitre (XVe) pour l'évangile de la procession des Rameaux.
• Ancien moulin de Cavigny qui fut en activité jusqu'en 1985.
Pour mémoire : Ponts a possédé jusqu'au XVIIIe siècle une léproserie dite maladrerie de la Madeleine.

Le Moulin de Cavigny

Moulin de Cavigny est un lieu emblématique du patrimoine de Ponts, dont les origines remontent au Moyen Âge. Les premiers textes connus mentionnant le moulin datent du XIIᵉ siècle.

En 1129, le seigneur Robert d’Avranches fit don du Moulin de Cavigny au Mont-Saint-Michel. À cette époque, l’évêque d’Avranches percevait déjà la dîme sur plusieurs moulins situés au pied de la ville ainsi que sur les saumons qui y étaient pêchés.

En 1158, le moulin dépendait du domaine du seigneur Foulques Paynel, dit Foulques Ier, époux de Lesceline de Subligny et héritière en partie des seigneurs d’Avranches. Celui-ci accorda au monastère du Mont-Saint-Michel et au chapitre de la cathédrale la dîme du moulin.

Au fil des siècles, le Moulin de Cavigny changea plusieurs fois de propriétaires tout en restant étroitement lié aux familles nobles et religieuses de la région. En 1322, il appartenait à Guillaume de Touchet, fieffataire du seigneur de Cavigny, Ollivier Paynel, chevalier et seigneur de La Haye-Pesnel. L’année suivante, ce dernier fut condamné pour avoir contesté au chapitre le droit de percevoir la rente en froment provenant du moulin.

En 1397, le moulin était déjà en mauvais état et ne rapportait presque plus rien aux doyens et chanoines du chapitre. Guillaume Paynel, seigneur de Hambie, baron de Bricquebec et de Moyon, ainsi que son épouse Jeanne Paynel, abandonnèrent alors le moulin au chapitre en échange de célébrations religieuses à la cathédrale d’Avranches durant leur vie puis après leur décès.

Durant les XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, le moulin fut fieffé à la famille de La Pigannière. À cette époque, la famille Leroy en assurait déjà l’exploitation. Elle en devint probablement propriétaire durant la Révolution française et perpétua une véritable dynastie de meuniers pendant près de trois siècles.

En 1833, Jean-Baptiste Leroy entreprit une importante modernisation des installations afin d’adapter le moulin aux nouvelles techniques industrielles. Le bâtiment fut transformé dans un style de longère et rehaussé afin d’exploiter plusieurs niveaux. Grâce à ce nouvel agencement, la farine pouvait être tamisée et triée par gravité, répondant ainsi aux exigences croissantes du marché. Le moulin possédait alors quatre paires de meules et quatre roues.

En 1899, Marie Leroy, veuve Salliot et propriétaire du moulin depuis 1863, fut contrainte de vendre ce bien familial afin de rembourser une partie des dettes de son fils Pierre Alphonse Salliot, décédé à Madagascar en 1893 alors qu’il souhaitait y développer des activités industrielles.

Les décennies suivantes furent marquées par plusieurs changements de propriétaires et par une dégradation progressive du moulin, rendu moins compétitif face aux nouvelles technologies de meunerie et aux nouvelles sources d’énergie.

En 1911, le moulin fut acquis par la famille Denis avant de devenir, par succession, propriété de la famille Gilbert. Une bombe tombée à proximité en 1944 fragilisa fortement l’édifice. Après la Seconde Guerre mondiale, il fut partiellement reconstruit et modernisé avec des équipements de meunerie plus récents. C’est à cette époque qu’il prit son aspect actuel, caractérisé notamment par ses deux roues à augets.

Le Moulin de Cavigny poursuivit son activité jusqu’en 1985, date liée à la disparition de son dernier meunier, Auguste Gilbert.

Aujourd’hui, le Moulin de Cavigny accueille un gîte touristique. Ses propriétaires, Arnaud Guiton et Sylvie Guiton, perpétuent la mémoire de ce lieu chargé d’histoire et font découvrir aux visiteurs un précieux témoignage du patrimoine de la région avranchinaise.

Le Moulin de Cavigny

Moulin de Cavigny est un lieu emblématique du patrimoine de Ponts, dont les origines remontent au Moyen Âge. Les premiers textes connus mentionnant le moulin datent du XIIᵉ siècle.

En 1129, le seigneur Robert d’Avranches fit don du Moulin de Cavigny au Mont-Saint-Michel. À cette époque, l’évêque d’Avranches percevait déjà la dîme sur plusieurs moulins situés au pied de la ville ainsi que sur les saumons qui y étaient pêchés.

En 1158, le moulin dépendait du domaine du seigneur Foulques Paynel, dit Foulques Ier, époux de Lesceline de Subligny et héritière en partie des seigneurs d’Avranches. Celui-ci accorda au monastère du Mont-Saint-Michel et au chapitre de la cathédrale la dîme du moulin.

Au fil des siècles, le Moulin de Cavigny changea plusieurs fois de propriétaires tout en restant étroitement lié aux familles nobles et religieuses de la région. En 1322, il appartenait à Guillaume de Touchet, fieffataire du seigneur de Cavigny, Ollivier Paynel, chevalier et seigneur de La Haye-Pesnel. L’année suivante, ce dernier fut condamné pour avoir contesté au chapitre le droit de percevoir la rente en froment provenant du moulin.

En 1397, le moulin était déjà en mauvais état et ne rapportait presque plus rien aux doyens et chanoines du chapitre. Guillaume Paynel, seigneur de Hambie, baron de Bricquebec et de Moyon, ainsi que son épouse Jeanne Paynel, abandonnèrent alors le moulin au chapitre en échange de célébrations religieuses à la cathédrale d’Avranches durant leur vie puis après leur décès.

Durant les XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, le moulin fut fieffé à la famille de La Pigannière. À cette époque, la famille Leroy en assurait déjà l’exploitation. Elle en devint probablement propriétaire durant la Révolution française et perpétua une véritable dynastie de meuniers pendant près de trois siècles.

En 1833, Jean-Baptiste Leroy entreprit une importante modernisation des installations afin d’adapter le moulin aux nouvelles techniques industrielles. Le bâtiment fut transformé dans un style de longère et rehaussé afin d’exploiter plusieurs niveaux. Grâce à ce nouvel agencement, la farine pouvait être tamisée et triée par gravité, répondant ainsi aux exigences croissantes du marché. Le moulin possédait alors quatre paires de meules et quatre roues.

En 1899, Marie Leroy, veuve Salliot et propriétaire du moulin depuis 1863, fut contrainte de vendre ce bien familial afin de rembourser une partie des dettes de son fils Pierre Alphonse Salliot, décédé à Madagascar en 1893 alors qu’il souhaitait y développer des activités industrielles.

Les décennies suivantes furent marquées par plusieurs changements de propriétaires et par une dégradation progressive du moulin, rendu moins compétitif face aux nouvelles technologies de meunerie et aux nouvelles sources d’énergie.

En 1911, le moulin fut acquis par la famille Denis avant de devenir, par succession, propriété de la famille Gilbert. Une bombe tombée à proximité en 1944 fragilisa fortement l’édifice. Après la Seconde Guerre mondiale, il fut partiellement reconstruit et modernisé avec des équipements de meunerie plus récents. C’est à cette époque qu’il prit son aspect actuel, caractérisé notamment par ses deux roues à augets.

Le Moulin de Cavigny poursuivit son activité jusqu’en 1985, date liée à la disparition de son dernier meunier, Auguste Gilbert.

Aujourd’hui, le Moulin de Cavigny accueille un gîte touristique. Ses propriétaires, Arnaud Guiton et Sylvie Guiton, perpétuent la mémoire de ce lieu chargé d’histoire.

L'école

En 1936, à l’arrivée de François LEMAINS (1), l’école était dans un état rudimentaire : cour exiguë,  cabinets d’aisance « très mal » ; une lessiveuse pour récupérer l’eau de pluie destinée au lavage des élèves ; pas d’eau potable (un habitant de la Chaussée, hameau voisin, permettait l’accès à son puits) ; mobilier scolaire vétuste ; l’estrade du Maître à deux escaliers existait ainsi que de grandes tables avec banc pour les écoliers (seule la première rangée avait été remplacée par cinq ou six tables à deux élèves). Quelques cartes murales étaient relativement récentes, des tableaux noirs pour « la préparation des leçons » par le maître complétaient l’agencement de la salle.

Le chauffage était assuré en hiver par un poêle à charbon (à bois pendant l’occupation) allumé, approvisionné et nettoyé par le maître ; le balayage de la salle de classe était confié aux élèves les plus grands, à tour de rôle, après la classe de l’après-midi.

Malgré tout, la salle de classe et le logement de l’instituteur étaient dotés de l’éclairage électrique, ce qui n’était pas le cas de l’ensemble de la commune dont la totalité n’a été électrifiée qu’après 1944 et des améliorations avaient été apportées en 1936 :

Un préau, à usage également de vestiaire et des urinoirs adossés à l’actuel muret sud.

A cette époque, les élèves venaient à l’école à pied. Les plus éloignés de l’école (jusqu’à cinq kilomètres) apportaient leur repas de midi car il n’existait  ni cantine, ni lieu où se restaurer ; il s’agissait d’un repas froid ou parfois d’un morceau de viande (en général saucisse ou grillade) que l’épouse de l’instituteur faisait cuire chez elle, par bienveillance pour les enfants. Ceux qui habitaient en direction de la ville d’Avranches, plus proches de l’école, rentraient déjeuner chez eux.

Vers 1940, cette école à classe unique comptait une quarantaine d’élèves, tous cours confondus depuis l’apprentissage de la lecture et de l’écriture jusqu’au certificat d’études.

L’effectif était composé approximativement par moitié de fils d’agriculteurs exploitants ou d’ouvriers agricoles et par moitié d’enfants du faubourg de Ponts (jusqu’à l’hôpital d’Avranches), enfants de commerçants, artisans, ouvriers ou employés d’entreprises avranchinaises.

L’école a été détériorée au cours du mois d’août 1944 par des bombes alliées tombées à proximité. La classe a alors été assurée en d’autres lieux. La restauration a permis une disposition plus rationnelle des locaux et le retour à la destination initiale d’école et de mairie. Les murs ayant pu être conservés, l’aspect extérieur du bâtiment est demeuré celui d’avant les évènements de 1944.

Cette école a été fermée en 1969. Rappelons qu’il s’agissait d’une école de garçons, une école de fille existait, située sur la commune d’Avranches, mais elle recevait les élèves de Ponts et d’Avranches. Elle existe encore à ce jour : C’est le groupe scolaire André Parisy, rue de la Liberté, école primaire et maternelle qui reçoit aussi, depuis 1969, les garçons de Ponts.

Construite sur des plans de 1840, entrée en service en 1852, fermée en 1969, quel sort a été réservé à cette maison d’école de Ponts ? Elle abrite toujours la mairie ainsi que deux appartements à l’étage. La salle de classe est devenue salle de réunion du conseil municipal. Le préau, maintenant clos, sert d’entrepôt et reçoit également les archives communales ; le jardin potager et les terrains avoisinants sont devenus, après remblaiement, parcs de stationnement et aire paysagère entourant la salle socioculturelle et de convivialité. Le chemin rural, ancienne voie romaine qui longeait l’école est aujourd’hui utilisé par les riverains et les accès aux établissements publics.

Telle a été l’existence d’une école de la république, qui a permis, parmi d’autres, a des générations de jeunes Français de s’ouvrir à la connaissance, d’accéder à l’éducation, à l’instruction. Mais, qu’aurait été ce lieu d’émancipation, l’école, sans la volonté de ceux qui décidèrent de la créer, même de manière modeste et aussi sans l’inlassable dévouement des « maîtres d’écoles de campagne » qui auraient délibérément choisi de l’animer en se plaçant au service de la France rurale et du bien public.

Pierre LEMAINS – Membre de la revue de l’Avranchin et du pays de Granville

Annexes : Les instituteurs de Ponts
• 1808 –  1829 : Jean Bouffaré, né à Ponts, marié en 1808
• 1829 –  1835 : François Philippe, né au Mesnil Garnier
• 1835 –  1880 : Louis Hyacinthe Anger, né à Saint Aubin du Perron, le 28 mars 1816. Il prit sa retraite en 1880 après quarante quatre ans d’enseignement à Ponts où il mourut le 4 décembre 1885.
• 1880 –  1912 : Louis Laurence, né le 13 décembre 1857 à Marcilly. Il prit sa retraite le 31 décembre 1912 après trente deux années passées à Ponts et se retira à Sartilly.
• 1912 –  1935 : François Loyvet, qui prit sa retraite en 1935 après vingt trois ans passés à Ponts et se retira à Gavray.
• 1935  –  1943 : François Lemains, né à St Brice près d’avranches qui succéda à François Loyvet  après avoir enseigné quinze ans à Marcilly. Il prit sa retraite en 1943 et se retira à Avranches
• 1943 –  1957 : René Mariette, qui venait de Saultchevreuil du Tronchet. Il prit sa retraite en 1957 et se retira à Avranches
• 1944 –  1969 : Eugène Lemière, qui fut le dernier instituteur de Ponts. Il y exerça jusqu’en juin
• 1969, date de la fermeture de l’école.

Notons la stabilité des instituteurs au même poste : trois instituteurs couvrent un siècle, de 1836 à 1935 !

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